Coleus australis (Mitché)
Coleus australis (Mitché)
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Identité
Nom scientifiqueColeus forsteri (Benth.) A.J. PatonFamilleLamiacéesStatut BiogéographiquePlante indigèneOrigine géographique--Distribution géographique--Noms Kanakméâmöru (Ajië)hmitre (Drehu), mitre (Faga uvea)kwiboru (Drubea)hnizi (Nengone)puwaâro wâro (Paicî)néxwâmata (Xârâcùù)Autres noms communsPlectranthus parviflorus Willd.Arnika kanakMitchéMilieu naturel d'origine--Statut IUCN--
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Description
Type de planteHerbacéeDurée de vie--Hauteur à maturité--
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Conduite culturale
Type de sol--Pollinisation--Croissance--Entretien / Soins--Exposition au soleil--Besoin en eauRésistance à la sécheresse
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Saisonnalité
FloraisonFruitsTaille
Généralités
Le mitché (Coleus forsteri), également appelé arnika kanak ou herbe à blessure (1) est un arbrisseau de la famille des Lamiacées. C'est une espèce présente naturellement en Nouvelle-Calédonie et dans les îles voisines, qualifiée d'espèce autochtone. Elle porte divers noms dans les langues kanak, notamment meamorou (en ajië et nyelâyu), Hmitre (en Drehu) et Hnizi (en Nengone) (Plantes Maré)
Les Maréens distinguent deux variétés: Hnizi gada (blanc) à tige verte et Hnizi dridr (noir) à tige violacée (Plantes maré et Limousin)
Description
Le Mitché à une hauteur de 20 à 30 cm, ses feuilles sont opposées, épaisses et molles On distingue la variété « blanche » (tige verte) et la rouge (tige rouge foncée) Floraison : principalement en saison chaude
Sous-arbrisseau plus ou moins prostré de 50 cm de haut avec des tiges plus ou moins rampantes ou herbe perenne.
En Nouvelle-Calédonie, deux espèces sont cultivées pour leurs propriétés médicinales et ornementales
L'espèce à tige rouge Plectanthrus parviflorus
Cette espèce autochtone est répandue sur tout le Territoire et sur l'ensemble des îles avoisinantes.
Dans les formations côtières sclérophylles et les zones plus ou moins secondarisées.
Plante herbacée de brousse, notamment des
formations secondarisées, souvent sur sols
rocailleux. Elle est fréquemment plantée dans
les jardins, en particulier pour ses propriétés
médicinales. Les Maréens en reconnaissent
deux variétés : hnizi gada (blanc) à tige verte
et hnizi dridr (noir) à tige violacée.
Le hnizi est une plante médicinale très appréciée,
c’est le remède par excellence contre la
« grippe », notamment pour les bébés. On utilise
les feuilles en tisane, en bain et en inhalation.
La plante frottée sur une zone douloureuse
est antalgique. Le hnizi dridr a souvent
la réputation d’être le plus efficace.
La plante contient des diterpènes quinones
qui ont montré une activité antimicrobienne
(WELLSOW et al., 2006).
Dans la culture kanak
Dans la culture kanak, le méamoru symbolise la vie, car chaque morceau de sa tige est une bouture.
Pour annoncer la naissance d'un enfant à son oncle maternel (celui qui lui donnera le souffle de vie), on lui donne une tige de méamoru :
- liée à une sagaie quand il s'agit d'un garçon
- liée à une écorce de niaouli s'il s'agit d'une fille.
À cette offrande, on ajoute une étoffe d'écorce, des ignames et une longueur de monnaie (Guide chemin kanak)
FEUILLES
Le jus extrait des feuilles est instillé dans les yeux, la bouche et les narines du nouveau-né pour dégager ses oies respiratoires et digestives. Il est aussi utilisé pour laver les yeux irrités
L'infusion de feuilles sert en bain en en inhalatin contre les rhumes
Le jus des feuilles écrésées est appliqué sur le splaies et les coups (ecchymoses, entorses)
À Maré la plante est frottée sur les zones douloureuses. La variété à tige noire violacée serait plus efficace
En Papaousie Nouvelle-Guinée le jus de tige est mâché est craché sur le splaies infectées
Les jeunes feuilles chaufées sont exprimées puis appliquées sur le scoupures et le splaies
Le jus des feuilles est instillé dans le ne pour traiter le ssaignements de nez et le smaux de tête
A Fidji une décocotion de feuilles soulage les yeux irrités
En Nouvelle-Calédonie, le suc des feuilles et des jeunes tiges est utilisé contre la toux et les vomissements de sang
A poindimié on absorbe la macération de 4 bourgeons comme tonique rafraichissant
À Maré l'infusion de feuilles et de tiges soigne la toux, le rhume, la grippe. L'infusion est administrée aux bébés en cas de grippe
Au centre d el aGrand eTerre, les femmes utilisent des décocotions de feuilles et de tiges pour purger le sbébés
A Fidji une décoction de feuilles est absorbée chaude ou froide pour soulager les maux de tête, la toux et le rhuùe. La décoction est réputée contre les troubles de la vessie et des reins
TIGES
n Papaousie Nouvelle-Guinée le jus de tige est mâché est craché sur le splaies infectées
FEUILLES et FLEURS
Feuilles avec un pétiole grêle de 3 cm de long, minces ou un peu épaisses, pubescentes et glanduleuses, de forme deltoïde, 1,5 - 3,5 x 1 - 3 cm, plus ou moins obtuses au sommet, largement en coin à la base; marge grossièrement dentée ( 3 - 6 dents de chaque côté).
Fleurs bleues ou bleu pâle, par 6 - 10 en grappes disposées en faux épis terminaux, longs de 25 cm; calice acrescent avec 5 sépales pointus asymétriques et courbés; corolle avec un tube court, velu extérieurement; étamines exsertes.
Nucules globuleuses brun noirâtre à maturité.
Floraison et fructification étalées sur l'ensemble de l'année.
Exigences, plantatin, entretien
Sol : Indifférent, drainant Température : supérieure à +4°C Luminosité : Ensoleillée à mi-ombre
Sources
Anti-inflammatory activities of Coleus forsteri(formerly Plectranthus forsteri) extracts on human macrophages and chemical characterization LIEN
Endemia.nc : LIEN
Suprin, plantes marginales p79
Plantes NC p107 LIEN
Suprin, B. (2008). Plantes du littoral en nouvelle-calédonie: Arbres et autres ligneux, herbes et autres non ligneaux, lianes et sarmenteux. Noumea: Editions Photosynthèse.
Plantes de Maré p 151