Coleus forsteri (Mitché)
Coleus forsteri (Mitché)
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Identité
Nom scientifiqueColeus forsteri (Benth.) A.J. PatonFamilleLamiacéesStatut BiogéographiquePlante indigèneOrigine géographique--Distribution géographique--Noms Kanakméâmöru (Ajië)hmitre (Drehu), mitre (Faga uvea)kwiboru (Drubea)hnizi (Nengone)puwaâro wâro (Paicî)néxwâmata (Xârâcùù)Autres noms communsPlectranthus parviflorus Willd.Arnika kanakMitchéMilieu naturel d'origine--Statut IUCN--
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Description
Type de planteHerbacéeDurée de vie--Hauteur à maturité--
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Conduite culturale
Type de sol--Pollinisation--Croissance--Entretien / Soins--Exposition au soleil--Besoin en eauRésistance à la sécheresse
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Saisonnalité
FloraisonFruitsTaille
Généralités
Le mitché (Coleus forsteri) également appelé arnika kanak ou herbe à blessure (Hnwia) appartient à la famille des Lamiacées. Son ancien nom scientifique était Plectranthus forsteri.
Le mitché une espèce autochtone, présente naturellement dans tout l'archipel calédonien, ainsi que dans les îles voisines,
La fiche ci-dessous présente les propriétés et usages médicinaux des différentes parties de la plante, notamment des feuilles et des tiges qui sont les plus utilisées.
Cette plante est utilisée dans la médecine traditionnelle kanak (voir la fiche "La médecine traditionnelle kanak") et dans les médecines traditionnelles du Pacifique où les usages médicinaux peuvent être différents selon les régions. Voici quelques dénominations de Coleus forsteri dans la région Asie-Pacifique (Limousin) :
- Miango (Papouasie Nouvelle-Guinée)
- Dranumi (Fidji)
- xx (Vanuatu)
Une plante symbolique dans la culture kanak
Dans la culture kanak, le mitché symbolise la vie, car chaque bouture de tige est capable de donner naissance à une nouvelle plante (Guide chemin kanak).
Lorsqu'une famille annonce la naissance d'un enfant à l'oncle maternel (celui qui est chargé de lui insuffler symboliquement le souffle de vie), elle annonce le sexe de l'enfant en lui donnant une tige de mitché liée un autre élément :
- à une sagaie quand il s'agit d'un garçon
- à une écorce de niaouli s'il s'agit d'une fille.
À cette offrande, on ajoute une étoffe d'écorce, des ignames et une longueur de monnaie (Guide chemin kanak)
Le mitché (et parfois d'autres labiacées introduites ou autochtones) porte divers noms dans les langues kanak :
- méâmöru (Ajië et nyelâyu),
- hmitre wië, hmitre i papale, hmitre madra (rouge) (en Drehu) (Plantes Maré)
- hnizi gada (= blanc, mitché à tige verte) et hnizi dridr (= noir, mitché à tige violacée en Nengone (Plantes maré et Limousin)
Description
Coleus forsteri présente diverses caractéristiques botaniques (Endémia, Suprin) :
- herbe pérenne (ou un petit arbrisseau plus ou moins prostré) pouvant atteindre 50 cm de hauteur
- tiges plus ou moins rampantes
- feuilles sont opposées, épaisses et molles
- on distingue la variété « blanche » (tige verte) et la rouge (tige rouge foncée)
- Floraison : principalement en saison chaude
C'est une herbe qui pousse en brousse, notamment dans les formations secondarisées, souvent sur sols rocailleux. Elle est fréquemment plantée dans
les jardins pour ses propriétés médicinales.
La fiche ci-dessous présente les propriétés et usages médicinaux des différentes parties de la plante, notamment des feuilles et des tiges qui sont les plus utilisées.
La plante contient des diterpènes quinones
qui ont montré une activité antimicrobienne
(WELLSOW et al., 2006).
FEUILLES
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Le jus extrait des feuilles est instillé dans les yeux, la bouche et les narines du nouveau-né pour dégager ses oies respiratoires et digestives. Il est aussi utilisé pour laver les yeux irrités
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L'infusion de feuilles sert en bain en en inhalation contre les rhumes
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Le jus des feuilles écrasées est appliqué sur les plaies et les coups (ecchymoses, entorses)
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La plante est frottée sur les zones douloureuses (Maré). La variété à tige noire violacée serait plus efficace
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Le jus de tige est mâché est craché sur les plaies infectées (Papaousie Nouvelle-Guinée)
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Les jeunes feuilles chauffées sont exprimées puis appliquées sur les coupures et plaies
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Le jus des feuilles est instillé dans le ne pour traiter les saignements de nez et les maux de tête
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Une décoction de feuilles soulage les yeux irrités (Fidji)
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Le suc des feuilles et des jeunes tiges est utilisé contre la toux et les vomissements de sang (Nouvelle-Calédonie)
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La macération de 4 bourgeons est utilisée comme tonique rafraichissant (Poindimié en Nouvelle-Calédonie)
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L'infusion de feuilles et de tiges soigne la toux, le rhume, la grippe (Maré). L'infusion est administrée aux bébés en cas de grippe.
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Les femmes utilisent des décoctions de feuilles et de tiges pour purger les bébés (Nouvelle-Calédonie, centre de la Grande Terre)
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Une décoction de feuilles est absorbée chaude ou froide pour soulager les maux de tête, la toux et le rhume (Fidji). La décoction est réputée contre les troubles de la vessie et des reins.
TIGES
n Papaousie Nouvelle-Guinée le jus de tige est mâché est craché sur le splaies infectées
FEUILLES et FLEURS
Feuilles avec un pétiole grêle de 3 cm de long, minces ou un peu épaisses, pubescentes et glanduleuses, de forme deltoïde, 1,5 - 3,5 x 1 - 3 cm, plus ou moins obtuses au sommet, largement en coin à la base; marge grossièrement dentée ( 3 - 6 dents de chaque côté).
Fleurs bleues ou bleu pâle, par 6 - 10 en grappes disposées en faux épis terminaux, longs de 25 cm; calice acrescent avec 5 sépales pointus asymétriques et courbés; corolle avec un tube court, velu extérieurement; étamines exsertes.
Nucules globuleuses brun noirâtre à maturité.
Floraison et fructification étalées sur l'ensemble de l'année.
Exigences, plantatin, entretien
Sol : Indifférent, drainant Température : supérieure à +4°C Luminosité : Ensoleillée à mi-ombre
Sources
Anti-inflammatory activities of Coleus forsteri(formerly Plectranthus forsteri) extracts on human macrophages and chemical characterization LIEN
Endemia.nc : LIEN
Suprin, plantes marginales p79
Plantes NC p107 LIEN
Suprin, B. (2008). Plantes du littoral en nouvelle-calédonie: Arbres et autres ligneux, herbes et autres non ligneaux, lianes et sarmenteux. Noumea: Editions Photosynthèse.
Plantes de Maré p 151